03.05.2008
Le Pen contesté au Front national
Jean-Marie Le Pen était l'invité il y a quelques jours de France Inter. Tout naturellement, il a dû s'expliquer de ses récents propos sur les chmabres à gaz, pour lui un détail. Le président du Front national a décidé de ne pas revenir sur le fond, mais d'attaquer la forme. Pour le le problème ce ne sont pas ses propos, mais la liberté d'expression en France."Nous sommes dans un pays où il n'y a pas de liberté d'opinion et d'expression." Selon lui, "il y a aujourd'hui des dogmes politiques et historiques", comme autrefois il y en avait des religieux, qui amènent à des condamnations.
"Il y a quelque chose d'extraordianire, c'est le fait que cette question, cette phrase dure depuis 20 ans. Elle alimente depuis 20 ans la diabolisation du Front national, qui est de ce fait sous-entendue comme ce le fut au moment de Carpentras, d'être un parti nazi ou favorable à ses idées là, ce qui est totalement faux."
Louis Aliot avait déjà réagi quelques jours plus tôt pour se démarquer le FN des propos de son président. Une prise de position très mal vécue par Jean-Marie Le Pen. On ne sait pas encore si Louis Aliot sera sanctionné. "Je crois qu'il y aura un débat au bureau politique pour rappeler à Monsieur Aliot que ce n'est pas lui qui donne la ligne du Front national. Jusqu'à preuve du contraire c'est le président qui la donne", a déclaré Jean-Marie Le Pen. "Il ne représente pas les cadres du mouvement. C'est une personnalité seule."
Le 1er mai sur TF1, répondant aux questions d'Harry Roselmack, il a repris son argumentaire sur le thème de "la liberté d'opinion et d'expression n'existe pas" en France.
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Le Front national - vidéos du premier mai.
1 250 selon la police, 5 à 6 000 selon les organisateurs. Une chose est sûre, il y avait beaucoup moins de monde pour le défilé du Front national à Paris, le 1er mai. Les images sont là pour en témoigner. Le lieu discours même de Jean-Marie Le Pen a été déplacé de la place de l'Opéra à celle des Pyramides, plus petite. Les militants remplissaient tout justeles lieux.
On remarquera l'extrème kitsch de la musique.
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28.04.2008
Jean-Marie Le Pen lâché par le Front
En terme judiciaire, cela s'appelle de la récidive. Jean-Marie Le Pen, président du Front national, a réitéré ses propos sur les chambres à gaz, les qualifiant de "détail" de l'histoire. La première fois, c'était il y a 21 ans, devant le Grand Jury RTL-Le Monde.
Cette fois, c'est dans Bretons, magazine jusqu'alors inconnu, et qui s'offre par la même occasion une belle exposition médiatique. L'entretien, mené le 4 avril dernier à Montretout, la demeure des Le Pen, est réalisé par le rédacteur en chef du magazine, Didier Le Corre et par un autre journaliste, Tugdual Denis. Le Pen accepte très vite de les recevoir. Le but des journalistes est simple : faire réagir le président du Front national sur le manque d'adhésion des Bretons aux idées du Front, alors que Jean-Marie Le Pen claironne à qui veut l'entendre qu'il a des origines bretonnes.

Extrait:
Est-ce que le Front national fait moins peur, aujourd’hui ?
Mais pourquoi fait-il peur ? Parce que les gens qui étaient en place criaient : "Au loup, au loup!" Qu'est-ce qui justifie la réputation diabolique du Front National?
Peut-être les écarts de langage que vous avez eus ?
Quels écarts de langage ? En cinquante ans, j'aurais eu un écart de langage ?
Vous voulez dire que le ratio n’est pas important par rapport à tout ce que vous avez pu dire ?
C'est le sujet qui est important, je crois. J'aurais parlé, même de très loin, du génocide vendéen, personne n'aurait été choqué. J'ai dit que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la seconde guerre mondiale : ça me paraît tellement évident. Si ce n'est pas un détail, c'est l'ensemble. C'est toute la guerre mondiale alors.
Le Point nous apprend également qu'Alain Vizier, le responsable de la communication de Jean-Marie Le Pen a assisté à l'entretien, que le président du Front lui-même a relu les propos. Mais le plus surprenant, c'est qu'il a exigé de faire la une du magazine, ce que les journalistes ont refusé d'accorder. Le Pen a alors envoyé une lettre recommandée, expliquant qu'en "désaccord sur les conditions de parution, [il leur] exprime [son] refus de voir publier cette interview." Le Front national rappelle d'ailleurs sur son site par un communiqué (dont l'adresse url est communique_detail) l'envoit de cette lettre.
Les réactions.
La nouveauté, c'est que cette fois, Le Pen est lâché. En marge d'une manifestation contre la régularisation des sans papiers, Marine Le Pen, vice-présidente du Front, qui avait déjà désapprouvé les écarts de langage de son père, s'en dinstingue à nouveau : "Je ne partage pas la vision que mon père a de la Seconde Guerre mondiale. J'ai une vision différente tout simplement. Voilà je le dit très tranquilement. Il semble attaché à sa liberté de parole mais il en connaît les dangers."

Ce n'est pas tout. Car Louis Aliot, secrétaire général du parti et proche de Marine condamne également. "Les propos de Jean-Marie Le Pen n'engagent pas le Front national, explique-t-il. Ils ne constituent en aucun cas une ligne politique". Louis Aliot évoque même "un certain trouble dans nos rangs militants". C'est un fait, depuis quelques mois, Jean-Marie Le Pen rencontre de plus en plus de désaprobation au sein de son parti. Mais jusqu'alors, toute phrase publiquement exprimée valait à son auteur une suspension, voire une exclusion du parti. C'est ici les plus hautes instances qui s'expriment. Louis Aliot précise tout de même : "Cela n'enlève rien à la confiance, l'estime, la considération et le respect que nous portons à Jean-Marie Le Pen." Il n'empèche, le mal est fait. Le chef n'est plus incontesté.
Le site d'extrème droite Novopress, proche des Identitaires, se plait à publier les réactions de membres du Front en désaccord avec les propos de Jean-Marie Le Pen. Ainsi Patrick Le Guillou, secrétaire départemantal du FN d'Ile-et-Vilaine, département Breton. Ainsi Louis-Armand de Béjarry, secrétaire départemental du Front en Loire-Atlantique et ancien responsable du FNJ.
08:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-marie, le pen, marine, louis, aliot, front national, fn





